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L'œil de l'expert
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Formation CQP : une réponse possible aux difficultés de recrutement

Mardi 29 Septembre 2015  |  L'œil de l'expert

Selon l’INSEE, les industries manufacturières rencontrent des difficultés pour recruter. Les industries de la plasturgie en particulier font face à une pénurie locale de main-d’œuvre qualifiée. Les formations s’appuyant sur les CQP plasturgie peuvent être un moyen de dynamiser le recrutement de profils techniques.

L’enquête de conjoncture trimestrielle délivrée par l’INSEE est édifiante (1). Près de 30 % des industries manufacturières rencontrent des difficultés pour recruter au 3e trimestre 2015. La proportion des chefs d’entreprise qui considèrent les recrutements en CDI comme difficiles connaît donc une hausse significative.

 

Pourquoi ces emplois sont-ils difficilement pourvus ?

 

Les raisons principales qui expliquent ce décalage entre les besoins en recrutement dans l’industrie et un taux de chômage national toujours aussi important, restent dans les grandes lignes celles soulevées par la Dares en 2005 (2) :

  • décalage entre le profil des candidats et les critères de l’entreprise
  • pénurie locale de main-d’œuvre qualifiée.

 

A ces constats majeurs, peuvent s’ajouter –pour la filière plasturgie- les facteurs suivants :

  • déficit d’attractivité de la filière
  • une structuration des ressources humaines qui reste perfectible et centrée sur l’administratif (3)
  • un mode de gestion de la formation « au fil de l’eau » et à court terme
  • des difficultés à anticiper les besoins en recrutement
  • absence de processus de recrutement structurés.

 

Force est de constater que les industriels de la plasturgie ont un réel besoin de montée en compétences pour leurs équipes et que les difficultés de recrutement s’accentuent. C’est pourquoi, les enjeux de l’emploi et plus largement des compétences sont cruciaux pour les plasturgistes.

D’autant que la filière est actuellement en tension sur les deux métiers pour lesquels les besoins en effectifs sont les plus importants : les opérateurs de production et les monteurs/régleurs.

La production, cœur du métier et du savoir-faire des entreprises de plasturgie, doit en effet intégrer et/ou optimiser constamment de nombreuses innovations techniques pour que l’entreprise reste compétitive.

 

Recrutements ardus : la voie des formations CQP

 

Dans certains bassins industriels et sur certains secteurs comme la chaudronnerie plastique, les industriels rencontrent des difficultés marquées pour trouver des profils techniques qualifiés et se retrouvent avec des besoins en compétences non-comblés, besoins parfois urgents.

Face à ces problématiques, les CQP peuvent être de réels accélérateurs de recrutement et d’évolution de carrière. Grâce aux formations CQP Plasturgie, les entreprises forment et intègrent de nouveaux salariés, ou font évoluer des collaborateurs, en développant des compétences métiers directement opérationnelles sur les postes de travail.

Par exemple, le CFP a organisée le 16 septembre dernier une rencontre avec les chaudronniers plasturgistes sur cette thématique. Ces derniers sont pour la plupart confrontés à l’impossibilité de trouver des profils techniques qualifiés sur leur métier. Ce fut l’occasion de mettre en commun cette problématique partagée par ces industriels et de trouver des solutions.

Résultat, au moins six futurs chaudronniers vont être formés sur le CQP Plasturgie Chaudronnier plastique et intégrés dans les entreprises via des contrats de professionnalisation.

De ce cas de figure en particulier, comme dans d’autres, les avantages des formations CQP sont multiples :

  • donner une certification de branche qui valide des compétences métier
  • répondre à un manque ou à un besoin en compétences techniques spécifiques
  • permettre en interne, si nécessaire, un transfert de compétences sur des métiers en tension
  • faire monter des salariés en compétence
  • former de futurs collaborateurs permanents directement sur leur poste de travail au sein de l’entreprise (grâce au contrat de pro ou à la période de pro, via l’intérim, Pôle Emploi ou encore par d’autres dispositifs autour des CQP proposés en lien avec des Groupements d’Employeurs spécialisés dans la Plasturgie)
  • bénéficier de dispositifs de financement très avantageux liés aux CQP comme l’abondement CPF, l’ADC +, etc.

 

Autrement dit, si aucun profil correspondant aux besoins de l’entreprise n’est disponible sur le marché de l’emploi, il est toujours possible de former un futur collaborateur (intérimaire, demandeur d’emploi…) ou un collaborateur salarié sur l’ensemble des compétences métier opérationnelles attendues sur le poste à pourvoir.

Une solution qui, à travers des actions réussies comme notamment l’ADC+ reconduit en 2016, a fait ses preuves pour mettre en adéquation l’offre et la demande d’emploi dans une relation qui bénéficie à l’entreprise tout autant qu’au collaborateur.

 


(1) Enquête conjoncturelle de l’INSEE dans l’industrie manufacturière – Difficultés de recrutement – sept 2015.

(2) Cf. l’enquête « Offre d’emploi et recrutement » (OFER) réalisée en 2005 par la Dares, l’ANPE, le CEE et le Cereq.

(3) Pour une part expliquée par la taille des entreprises de la filière plasturgie en France : en moyenne, 36 salariés par établissement ; 70 % des entreprises ont un effectif inférieur à 20 salariés.
Source : « La plasturgie en Rhône-Alpes, analyse des enjeux de la filière », Enquête Radar Plus, Allizé-Plasturgie Rhône-Alpes, mars 2015, p.8.

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