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L'œil de l'expert
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Le tutorat, ça se cultive !

Vendredi 11 Avril 2014  |  L'œil de l'expert
Le tutorat, ça se cultive !

La transmission des compétences et savoir-faire au sein de l’entreprise revêt une importance capitale pour maintenir sa performance et pérenniser son expertise.
Le tutorat favorise cette transmission. Mais, être tuteur ne s’improvise pas.

 

Quand il est bien réalisé, le tutorat dans l’entreprise est un élément clé de réussite de la professionnalisation. Le dispositif repose sur une personne clé, le tuteur, désignée pour assurer l’accueil et l’accompagnement des salariés dans le cadre d’un contrat ou d’une période de professionnalisation.

Le tuteur participe donc à la transmission des savoir-être, des savoir-faire professionnels et de la culture d’entreprise. Il suit la formation, évalue les acquis et contribue ainsi au développement des compétences individuelles et collectives dans l’entreprise tout comme à l’intégration réussie de nouveaux collaborateurs.

Face aux enjeux de qualité et d’efficacité des parcours de formation mis en œuvre au profit des salariés, le choix du tuteur est crucial.
Par ailleurs, la désignation d’un tuteur est fortement recommandée voire obligatoire selon le dispositif mobilisé et selon la convention collective nationale de branche applicable.

 

Alors, qui désigner comme tuteur ? Dans le cadre d’un contrat ou d’une période de professionnalisation, tout salarié de l’entreprise peut devenir tuteur s’il répond à certains critères :

  • avoir une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans une qualification en lien avec l’objectif de professionnalité attendu
  • être désigné parmi les salariés volontaires(1)
  • dans le cadre d’un contrat ou d’une période de professionnalisation, correspondre à un profil déterminé qui exercera des missions spécifiques

 

Suivant les branches professionnelles, d’autres critères peuvent être prévus : dans la plasturgie et les industries chimiques, le tuteur désigné doit être formé à l’exercice de sa mission.

La mise en place d’un tutorat réussi nécessite d’anticiper et de prendre en compte un certain nombre d’étapes clés :

  • identifier les salariés volontaires et bien tester leur motivation ainsi que leurs aptitudes pédagogiques
  • prévoir de former le tuteur afin d’approfondir ses compétences
  • évaluer la charge de travail supplémentaire générée par l’activité de tutorat. En effet, ce type d’accompagnement demande du temps d’encadrement et de suivi.
  • valoriser le tutorat. Pour le tuteur, c’est un moyen de faire valoir son expérience et son professionnalisme, d’évoluer et de diversifier ses activités. Pour le salarié tutoré, c’est un moyen de faciliter son intégration, l’acquisition de compétences et la maîtrise des pratiques professionnelles de l’entreprise.

 

En résumé, le tutorat joue un rôle essentiel dans la transmission et la pérennisation de compétences techniques ou d’expertises. Il se présente aussi comme un outil d’adaptation aux évolutions technologiques.
Enfin, par les aspects pédagogiques et didactiques qu’il sollicite, le tutorat crée du lien dans l’entreprise et contribue à développer sa compétitivité.

 (1) L’employeur peut également exercer la fonction tutorale sous certaines conditions.

 

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