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Une formation immersive pour maximiser l'impact des parcours CQP

Mercredi 28 Octobre 2015  |  Témoignages

Avec la mise en place en début d’année de la réforme de la formation professionnelle continue (ou FPC), l’accent est clairement mis à la fois sur le rôle central de la personne dans son évolution professionnelle –chacun se doit d’être acteur du développement de ses compétences (notamment au travers de choix clairs quant à des thématiques de formation suivies) ainsi que sur le besoin d’offrir à l’apprenant une certification, une qualification ou un diplôme à l’issue de tout parcours de formation.

Dès l’introduction des Certificats de Qualification Professionnels, le CFP s’est positionné comme un expert de la plasturgie à haute valeur ajoutée. Et au-delà de la pertinence technique des contenus proposés, ce sont les modalités de formation qui permettent de maximiser l’efficacité du dispositif auprès des apprenants.

Les formateurs du CFP, tous professionnels aguerris aux techniques de transformation les plus courantes, vont dans leur démarche bien au-delà d’un simple rôle de transmission descendante des savoirs. D’ailleurs, il s’agit ici de travailler avant tout sur un ensemble de compétences, puisque le CQP est un dispositif de formation métier.

 

Des parcours de formation rythmés

 

Dans le cadre du séquençage de la formation, les salariés en formation se regroupent à intervalle régulier afin de suivre ensemble divers modules spécifiques. Deux organismes de formation se relaient ainsi pour accompagner le groupe sur ce parcours d’une vingtaine de jours au total.

De cette façon, chaque module –d’une durée comprise entre 1 et 5 journées- voit un nouveau formateur prendre les rênes de l’animation.

 

Plus qu’animateur, un formateur « facilitateur »

 

Or, bien souvent, les apprenants ne sont rien de moins que des professionnels de la plasturgie, venus décrocher une reconnaissance « académique » et professionnelle des activités qu’ils sont capables de mener à bien chaque jour pour soutenir leur entreprise dans la création de valeur.

Et ces professionnels doivent être valorisés à la fois pour leurs compétences mais aussi pour leur investissement dans un parcours de formation aussi gratifiant qu’exigeant.

Les formateurs du CFP parlent donc de professionnel à professionnel afin de susciter l’adhésion pleine et entière de chacun à l’acte d’apprendre.

Il est possible de dire qu’ils adoptent en fait la posture de « facilitateur », tandis que l’apprenant adulte est placé au cœur de la méthode de transfert des compétences : c’est même lui qui va directement animer et transmettre.

 

D’apprenant à formateur, il n’y a qu’un pas

 

Une belle illustration de cette inversion des rôles dans la démarche d’acquisition de nouvelles compétences est celle du groupe qui suit actuellement un CQP Conduite d’Equipement de Fabrication (CQP CEF). Les 6 personnes qui le constituent ont tout récemment été plongées dans un format d’apprentissage particulièrement immersif.

En partenariat avec le Groupement d'Employeurs Plasturgie (GEP) de la Métropole de Lyon, les encadrants ont organisé pour eux une opération spéciale qui est intégrée au parcours général. Ladite opération prévoit des visites au sein des 3 entreprises représentées par les apprenants, à différents moments.

La participation active des interlocuteurs des Ressources Humaines a été primordiale dans la mise en place de ces actions : il a fallu entre autres organiser les plannings pédagogiques sans perturber les productions en cours et impliquer les personnels présents dans le projet.

C’est le site de production de la Verpillière (38) de Nemera (ex-Rexam), entreprise spécialisée dans les emballages pour produits pharmaceutiques, qui a accueilli la toute première visite.

En effet, cette entreprise est représentée au sein du groupe d’apprenants par deux de ses salariés, qui ne travaillent d’ailleurs pas dans le même service. L’intérêt de cette journée sur site était donc double car Dorothée et Cyril ont ainsi pu faire découvrir leurs métier et activités quotidiennes aux autres membres du groupe et s’offrir un regard croisé sur leur propre entreprise. Un tel échange a permis d’ouvrir leurs perspectives, là où ils avaient habituellement une vision assez « cloisonnée » de leur métier.

Application médicale oblige, tout le monde a endossé la tenue requise, à savoir : une combinaison complète qui recouvre la tête, un masque, une paire de lunettes transparentes et des surchaussures. Dorothée a ouvert le bal afin de présenter les presses et périphériques qu’elle utilise quotidiennement.

Puis, afin de pimenter le « jeu de rôles », le formateur a réparti les apprenants en sous-groupes. Et tandis que certains préparaient des fiches méthodologiques en vue d’une activité prévue l’après-midi même, Dorothée a travaillé en binôme avec Cyril dans un but bien précis : elle avait 45 minutes pour lui transmettre au mieux un ensemble d’éléments qu’il devrait intégrer pour mieux les transmettre à son tour lorsqu’il prendrait à son tour le rôle de formateur.

 

Une meilleure préparation à l’évaluation finale

 

D’autres « travaux pratiques » ont ponctué la journée. Le groupe a notamment passé du temps sur certains outillages professionnels qui seront mis à profit lors de la phase d’évaluation des compétences.

C’est l’occasion pour le formateur d’insister sur certaines questions « pièges » qui pourraient être posées le jour J.

Cette manière de dédramatiser en amont le face à face, parfois redouté, avec l’évaluateur permet de rendre l’apprentissage plus serein, donc plus simple !

La pédagogie active ainsi employée engage tous les apprenants à 100 %, et ce quel que soit leur profil d’apprentissage.

Chacun est acteur de l’action de formation et co-constructeur de son savoir, au sein d’un groupe et en collaboration avec le formateur.

 

Des outils méthodologiques réutilisables

 

Cerise sur le gâteau, les différentes activités pratiques proposées par le formateur ont permis aux apprenants de concevoir des outils de transmission des connaissances dont l’intérêt va aller bien au-delà de leur cycle de formation en CQP.

C’est le cas notamment de certaines fiches qui détaillent les process d’assemblage sur des lignes de production spécifiques. Pour les rédiger, les apprenants ont décortiqué tous les cycles et actions nécessaires, ainsi que les éléments ayant un impact direct sur le process (contraintes liées au matériel ou au déplacement des opérateurs, temps à disposition, etc.). Sur la base de toutes ces données, ils ont construit des schémas et des tableaux pour mieux consigner les informations qui doivent être connues de tous et partagées.

Le résultat est tellement positif qu’il a immédiatement plu à des responsables de production sur site qui, en accord direct avec leurs homologues des Ressources Humaines, souhaitent désormais ajouter ces outils au kit d’intégration des nouvelles recrues, comme le personnel intérimaire, pour faciliter leur prise de poste.

Un résultat gagnant-gagnant à tous les niveaux donc : pour les apprenants, leurs employeurs et collègues, mais aussi pour les formateurs-encadrants et toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ces actions dans le cadre du déploiement des CQP Plasturgie.

Et encore, le parcours n’est pas terminé : ce sont ensuite les sociétés Astra Plastique SAS et SMAD (Fresenius Medical Care) qui vont accueillir nos apprenants pour d’autres aventures pédagogiques propices à une montée en compétence.

A suivre, donc…

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