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L'œil de l'expert
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Interview : Alexandre Saubot, Président de l'OPCO 2I

Vendredi 26 Juillet 2019  |  L'œil de l'expert
Interview : Alexandre Saubot, Président de l'OPCO 2I

La première mission de l’Opérateur de Compétences (OPCO) est d’« accompagner et aider les entreprises à se saisir des outils de la réforme dans un souci de conseil et proximité » ! En introduction de l’interview réalisée par Caroline Saillard, Responsable Emploi-Formation au sein d’Allizé-Plasturgie, Alexandre Saubot, Président de l’OPCO 2i, souligne son attachement à construire le nouvel OPCO Inter Industries (2i) avec pour objectif prioritaire de répondre aux attentes et besoins des entreprises et de leurs salariés. Selon ses propres termes : « Dans un contexte où le gouvernement a procédé à une réforme d’ampleur, le sujet de la formation et des compétences reste un enjeu central dans la compétition mondiale de nos entreprises ».

Depuis le 1er avril, date d’agrément de l’OPCO, où en sommes-nous sur la nouvelle configuration de l’Opco 2i qui vient se substituer, pour la branche Plasturgie et Composites, à l’Opca Défi que les entreprises connaissaient ?
Tout d’abord, le service aux entreprises ne s’interrompt pas pendant la construction de notre nouvel OPCO et nous avons fait le choix de signer, entre chacun des anciens OPCA constitutifs du nouvel OPCO, des conventions de délégation gestion afin d’assurer la continuité de service, le traitement des dossiers engagés et la mise en oeuvre sur toute l’année des nouveaux dossiers.

J’ajouterai que « pendant les travaux, les ventes continuent » et malgré les travaux menés en parallèle de fusion et de rapprochement, les entreprises doivent pouvoir conserver le même accompagnement.

Certes le cadre va évoluer, mais je m’attacherai à ce point essentiel le temps que la nouvelle structure soit sur les rails ! Nous avons ainsi programmé une pleine opérationnalité de l’OPCO 2i au 1er janvier 2020.

Peut-on ainsi qualifier cette année 2019, d’année de transition ?
C’est en effet une année de transition pour les raisons que nous venons d’évoquer mais c’est aussi une année très importante pour que tout se passe bien à l’avenir. C’est la première fois, dans le monde de la formation, que l’on change à la fois les règles, les outils, les structures et les dispositifs.

Durant cette année 2019, l’entreprise continue donc de s’adresser à ses interlocuteurs habituels au sein de la structure OPCO mais un énorme travail technique et juridique est mené de front. Nous y reviendrons.

Pouvez-vous nous préciser le déploiement de l’OPCO dans les régions et sur les territoires ?
Nous avons choisi la création de 12 associations régionales appelées AR2i qui vont se mettre en place au plus près des bassins d’emploi. Dans ce déploiement régional, il s’agira aussi d’être au plus près des entreprises. En tant que dirigeant d’entreprise, je n’oublie pas que l’entreprise est en demande de proximité et de services.

Elle attend un relai compétent sur les évolutions réglementaires, sur l’évolution des dispositifs et des outils afin de mettre en oeuvre sa politique de formation. Aussi, je veillerai à ce que cette attente des indus-triels soit satisfaite au sein de ces instances régionales.

Quelles sont les principales étapes qui vont jalonner votre calendrier ?
Je vous précisais en introduction l’énorme travail politique et technique en cours pour la construction de l’OPCO avec pour objectif que le modèle de l’organisation soit conforme et terminé au 31 décembre 2019.

La première étape consiste à aborder le volet technique et juridique inhérent à tout processus de rapprochement et de fusion. Ensuite, nous aborderons un volet plus politique afin de définir précisément ce que l’on veut faire et comment.

Un accord constitutif a déjà traité de nombreux points mais des travaux se poursuivent et je suis attentif à ce que l’ensemble des choix et orientations possibles soit bien présentés aux instances de décisions pour un choix éclairé.

L’outil devra être conforme à la loi mais également au déploiement collaboratif pour répondre aux besoins des entreprises des 30 branches professionnelles constitutives de ce nouvel OPCO.

Concrètement quelles sont les évolutions majeures pour les entreprises ? Pouvez-vous préciser le rôle de l’OPCO 2i aujourd’hui et demain par rapport à l’OPCA défi d’hier ?
Permettez-moi tout d'abord d'exprimer mon regret de voir qu’avec cette réforme, la mutualisation ne bénéficie plus aux entreprises de plus de 50 salariés, le législateur ayant fait des choix au risque de laisser une frange de nos entreprises orphelines des outils. Il nous appartiendra, une fois que nous aurons suffisamment de recul sur la mise en oeuvre de la réforme, d’analyser si les dispositifs présentent des faiblesses. Il sera ensuite de notre rôle d’imaginer des outils, dans le cadre bien entendu de la législation, voire même de se retourner auprès du législateur. Avant cela, nous devons accompagner les entreprises car la mission première de l’OPCO reste la même.

Dorénavant les contributions formation des entreprises vont principalement s’articuler autour de 3/4 grands axes que sont l’alternance, le développement des compétences au sein des entreprises de moins de 50 salariés, le « Compte Personnel de Formation » (CPF) et la formation des demandeurs d’emplois.

Il nous appartiendra d’apporter la plus grande vigilance afin que l’effort réalisé par une entreprise en termes de formation puisse lui être bénéfique.

C’est en ce sens que l’OPCO devra être vigilant, les contributions en faveur des demandeurs d’emploi devront permettre par exemple la mise en place de parcours pédagogiques ou formations en lien avec le besoin des entreprises, avec une véritable logique de résultat.

L’enjeu principal est de vérifier que les fondamentaux de la réforme sont bien mis en oeuvre selon le principe du « retour sur investissement ».

Dans les missions nouvelles de l’OPCO, nous retrouvons une mission d’appui aux branches pour les enjeux de « Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences » (GPEC). Comment pensez-vous organiser cette mission dans un contexte technologique évoluant très vite ? Les entreprises recherchent toujours de nouveaux talents qu’elles vont devoir accompagner pour l’acquisition de nouvelles compétences qu’elles n’ont peut-être pas encore identifiées.
Tout d’abord, nous avons déjà acté la création d’un observatoire unique pour assurer la transversalité, et venir à bout des quelques derniers silos, s’il en existait encore. J’insiste pour ne pas confondre silos et spécificités car chaque grand métier de l’industrie a bien ses spécificités mais n’a pas que des spécificités.

L’objectif de l’observatoire unique est de mutualiser tout ce qui est commun afin d’être en mesure d’évaluer encore mieux sur un bassin d’emploi les besoins en compétences industrielles.

Cette mission d’appui aux branches nous permettra de les accompagner en fonction de leurs besoins, valoriser les spécificités métiers ainsi que mutualiser ce qui peut l’être.

Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux entreprises adhérentes d’Allizé- Plasturgie ?
L’OPCO n’a pas d’autre raison d’être que l’appui aux entreprises et aux salariés. Nous sommes à leurs côtés ! En tant que Président de l’organisation paritaire, je veillerai à cela. Entendons-nous bien, ma culture d’entrepreneur place l’écoute client, l’écoute du besoin comme point central et ce quel que soit le contexte ou l’environnement.

Il s’agit de construire un nouveau modèle en fonction des attentes et des besoins du terrain.

En tout état de cause, le service aux entreprises reste ma priorité.

Caroline Saillard
Responsable Emploi-Formation
Allizé-Plasturgie

GROUPE HAULOTTE

Présentation Groupe Haulotte (intégration logo)
> Alexandre SAUBOT, DG du Groupe Haulotte
> Constructeur français d’engins de travaux publics et leader européen sur son secteur d’activité principal : la nacelle élévatrice.
> 6 unités de productions en France, Roumanie, Chine et aux USA > 2 000 salariés
> CA 2018 de 555M€ - Croissance de 13%
> Les 3 sites en France regroupent 1 500 salariés au sein des familles R&D, Production ainsi que le siège social.

OPCO 2I

Depuis le 1er avril 2019, les 20 OPCA
ont été regroupés en 11 Opérateurs de
Compétences (OPCO)
OPCO 2i (Interindustriel) compte désormais
80 000 entreprises industrielles et représente près de 3 000 000 salariés pour une surface financière d’environ 1 100M€.
L’OPCO 2i regroupe les 44 branches professionnelles industrielles au travers de leurs conventions collectives.

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