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CQP, une certification de branche pour répondre aux besoins des entreprises : Interview de l'entreprise SIRAP

Jeudi 26 Septembre 2019  |  Témoignages
CQP, une certification de branche pour répondre aux besoins des entreprises : Interview de l'entreprise SIRAP

Le certificat de qualification professionnelle (CQP) permet de faire reconnaître les compétences et savoir-faire nécessaires à l’exercice d’un métier. Il concerne les jeunes souhaitant compléter leur formation initiale, les demandeurs d’emploi mais aussi les salariés soucieux de leur perfectionnement. 526 salariés ont été formés par le biais du CQP dans la filière Plasturgie et Composite au cours de l’année 2017-2018.

Entretien // M. Franck Dumasdelage, Directeur général de l'entreprise SIRAP

En quelques mots, pouvez-vous nous présenter l’activité de votre entreprise ?

Notre entreprise fabrique des emballages pour l’agroalimentaire. Nous possédons 3 usines et nous mettons en oeuvre deux techniques sur des matériaux différents : l’extrusion et le thermoformage. Sirap France est aujourd’hui le leader sur le marché français dans la production et la vente de barquettes alimentaires expansées et rigides.

Nous confions aux deux sites, à Noves et à Remoulins, l’intégralité du processus de fabrication, de l’extrusion au thermoformage, jusqu’à la réalisation d’emballages personnalisés.

Nous avons les mêmes ateliers à Tarascon, où nous faisons de l’extrusion de PET et de PP et où nous réalisons également des rouleaux que nous thermoformons par la suite pour en faire des barquettes pour l’industrie agroalimentaire, avec deux grands débouchés : la grande distribution et l’industrie (viande, volaille, poisson, viennoiserie, bonbons, etc.). Notre spécialité est aujourd’hui l’agroalimentaire tournée vers la viande, la volaille et le poisson mais nous nous diversifions petit à petit.

Nous employons 260 personnes, la société fait 60 millions de CA et est une filiale d’un groupe italien.

Comment s’est déroulée la détection du besoin de la certification jusqu’au parcours CQP ?

Le processus de formation est un peu différent selon nos usines, mais dans l’ensemble, l’approche reste la même. Le besoin en formation est détecté à travers l’outil RH obligatoire qu’est l’entretien professionnel.

A partir de cet entretien, nous identifions les besoins et les souhaits d’évolution de nos collaborateurs. Cela nous amène à bâtir notre plan de formation. Nous avons identifié avec notre déléguée régionale d’Allizé- Plasturgie, Marie-Hélène Croissant, que beaucoup de ces besoins pouvaient être remplis par les CQP proposés par le CFP et nous avons bâti un programme assez ambitieux.

A combien de CQP votre entreprise a-t-elle participé ?

A l’usine de Noves (100 salariés), 12 collaborateurs ont intégrés le processus de CQP à partir de 2018. Pour l’usine de Remoulins, 4 collaborateurs et à Tarascon, 12 personnes ont rejoint le dispositif entre 2015 et 2019. Sur nos 260 salariés, 28 ont été engagés dans un processus de certification.

Les CQP sont essentiellement en usine, avec des CQP de techniciens méthodes et industrialisation, des techniciens maintenance et entretien des installations, de montage/ réglage d’équipements de fabrication, mais également de Responsable d’équipe.

La démarche CQP est intéressante pour nous car nous les avons faits à l’intérieur de nos entreprises. Des formateurs sont venus faire des repérages, identifier les besoins des différents stagiaires et nous avons bâti un programme sur mesure basé sur ces évaluations.

Cela représente un gros avantage car vous n’avez pas à déplacer vos salariés ?

Exactement. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons souscrit en masse aux CQP. L’autre raison est que ces formations sont éligibles au financement par notre OPCA. Mais le fait que l’on puisse former nos salariés directement sur nos équipements de fabrication est un gros avantage, car nos équipements sont très spécifiques, nous travaillons le polystyrène expansé, c’est donc un atout important d’avoir les formateurs sur place.

Avez-vous eu un retour de vos salariés par rapport à ces certifications ?

J’ai un exemple précis qui peut servir d’illustration aux autres parcours, d’une personne qui était assignée à l’entretien de moules. Nous lui avons fait passer le CQP de monteur régleur et, aujourd’hui il a pu évoluer dans sa fonction, il est capable de changer des outillages et de régler la machine, et pour lui c’est une grande satisfaction personnelle.

Car au-delà de l’évolution dans son poste, c’est un nouveau travail plus gratifiant. Il était à l’entretien des moules et aujourd’hui il les monte, les règle et fabrique des produits. Pour ce salarié c’est un retour extrêmement positif et valorisant.

Avez-vous mis en place un suivi de ces formations ?

Pas encore. Nous sommes une petite structure légère et nous n’avons pas encore effectué ce genre de suivi.

Vos responsables d’atelier recensent-ils d’autres besoins en formation ?

Voient-ils un bénéfice à ces certifications ? Oui, c’est un programme que nous allons continuer à déployer car nous y croyons. Nous avons plus de difficultés aujourd’hui avec la réforme de la formation. Il nous faut un nombre plus important et de nouvelles modalités. Mais le besoin et l’envie de continuer à former via le CQP sont toujours là, nous n’avons pas changé de politique après tous ces CQP.

Nous en avons fait beaucoup, donc nous avons moins de besoins dans l’immédiat, mais ça reste un service que nous proposons lors des entretiens professionnels et avec les chefs de services lorsqu’ils nous remontent des besoins.

 

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